Le principe, en deux mots
En mode monopolaire, le courant va de l'électrode active à la plaque neutre (plaque patient) collée sur le patient. En mode bipolaire, il passe entre les deux branches de la pince. Dans les deux cas, le contrôle de l'énergie est essentiel.
La plaque neutre : premier point de vigilance
Si la plaque est mal collée, trop petite ou abîmée, le courant se concentre sur une petite surface et peut brûler le patient. Les générateurs récents surveillent le contact de la plaque. Ce système doit être testé lors de la maintenance.
Ce qu'on contrôle lors de la maintenance
- La puissance délivrée dans chaque mode (coupe, coagulation, bipolaire), comparée à l'affichage, avec un analyseur de bistouri.
- Les courants de fuite haute fréquence, qui doivent rester sous les limites de la norme propre aux appareils d'électrochirurgie.
- Le système de surveillance de la plaque neutre et ses alarmes.
- Les câbles, pédales et pièces à main : gaines fendues, connecteurs usés, commandes qui collent.
- La sécurité électrique générale selon la CEI 62353.
Les pannes fréquentes
- Coupe ou coagulation inefficace : électrode abîmée, mauvais contact, défaut du générateur.
- Alarme de plaque permanente : plaque ou câble de plaque défectueux.
- Pédale sans effet : câble ou contacteur de pédale.
Les bons réflexes au bloc et en cabinet
- Utiliser des plaques neutres adaptées au patient et dans leur date de validité.
- Inspecter câbles et pièces à main avant chaque intervention.
- Ne jamais ignorer une alarme de plaque.
Le bistouri électrique fait partie des appareils à suivre en priorité dans un plan de maintenance de clinique. Contactez-nous pour savoir si nous intervenons sur votre modèle.